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Algorithmes d'aujourd'hui, les mêmes demain ?
Auteur : Tof 
1/5

Date :    07-10-2017 19:38:17


Google et Facebook se sont confondus en excuses après avoir fait ressortir des informations mensongères sur l'attentat de Las Vegas. Une mauvaise habitude chez ces plateformes Web.

Benjamin Ferran est journaliste au Figaro. Chaque semaine dans la chronique «Nos futurs», il revient sur les évolutions technologiques qui façonnent nos vies.



C'est leur refrain préféré. Le petit air qu'ils savent si bien entonner. Cette semaine encore, Google et Facebook se sont confondus en excuses après avoir fait ressortir sur leurs pages des informations mensongères sur l'attentat de Las Vegas. «Cela n'aurait jamais dû se passer ainsi, et nous allons continuer à améliorer nos algorithmes pour que cela ne se répète plus à l'avenir», a dit l'un. «Nous sommes à pied d'œuvre pour résoudre ce problème et regrettons profondément d'avoir pu causer une confusion», a lancé l'autre.

Chez ces géants de la tech, d'aussi loin que l'on se souvienne, règne une culture de l'excuse permanente.

"Désolé d'avoir placé de la publicité à côté de vidéos YouTube extrêmes, d'avoir tagué des Noirs comme des «gorilles» dans une application de photos (ou sept ans plus tôt Michelle Obama dans les recherches), d'avoir complètement raté une blague pour le 1er avril, d'avoir censuré une mère Chrétienne et la photo de la petite fille au Napalm. Désolé, bien sûr, d'avoir gonflé les chiffres d'affichages de publicités vidéos et d'avoir permis de cibler les «personnes qui détestent les Juifs»." Des exemples parmi tant d'autres.



Prise indépendamment, chacune de ces excuses est louable et nécessaire. Combinées, elles font naître des doutes sur la bonne foi de ces entreprises voire, de manière plus inquiétante, sur leur capacité à résoudre une bonne fois pour toutes ces problèmes. Car c'est bien leur cœur de métier qui est en cause.

L'excuse des algorithmes

Google et Facebook fonctionnent sur la promesse de classer intelligemment des informations qui leur sont chaque jour déversées, sur des sites Internet ou dans des messages partagés sur les réseaux. Ils ont mis au point des mécaniques sophistiquées et inégalables pour absorber et traiter nos données, répondre et même devancer nos désirs, développant pour cela des logiciels et du matériel incomparables. Malgré tout, une poignée de personnes malveillantes et déterminées continuent de pouvoir propager sur leurs pages des mensonges éhontés.



À chaque polémique, la réponse est la même: la faute en revient aux «algorithmes», qu'il faut continuer de perfectionner, comme s'ils étaient dotés d'une vie propre et échappaient au contrôle de leurs créateurs. Jamais le débat ne porte sur les biais des développeurs, des managers, qui ont conduit à la mise en ligne de ces codes. Ce serait admettre une forme de responsabilité.



Google et Facebook se permettent pareilles libertés, car ils bénéficient, comme tout hébergeur, d'un régime de responsabilité limitée, fondement de l'économie du Web. Ils ne sont pas comptables de leurs erreurs, dès lors qu'ils corrigent le tir promptement. Pour obtenir mieux d'elles, il faut s'engager dans un rapport de force. En Europe, la pression s'accroît pour que les contenus incitant à la violence et à la haine en ligne ne réapparaissent plus de sitôt. Il en va «de la confiance du public dans l'environnement numérique», écrit justement Bruxelles.



Un devoir moral.



Par leur emprise, ces plateformes ont un devoir moral particulier. Plus d'un milliard de personnes prennent des décisions et s'y informent chaque jour, davantage que sur n'importe quel autre média. Une telle domination devrait les conduire à se plier à des audits réguliers, et à prendre des mesures plus radicales. Dans de rares cas, ils consentent à l'embauche de batteries de modérateurs pour valider, en dernière étape, les décisions automatiques. Mais jamais, ô grand jamais, ces sociétés ont accepté de laisser analyser leurs codes.



Ces géants de la tech, lorsqu'ils y trouvent un intérêt, savent pourtant s'y prendre.

Bientôt, des voitures autonomes conçues dans les laboratoires de Google seront lancées dans les rues. Des algorithmes seront chargés de calculer la bonne vitesse, l'espacement entre les véhicules, de détecter un animal sur la voie et de freiner. Google ne pourra plus, avec légèreté, affirmer après un accident que «cela n'aurait jamais dû se passer ainsi» et promettre «d'améliorer les algorithmes pour que cela ne se répète plus à l'avenir».

Car alors il sera responsable et toute erreur sera inacceptable.
Auteur : Tof 
2/5

Date :    07-10-2017 20:35:57


En bref la question est plutôt courte:

Ça dérange personne d'être orienté, dirigé, informé….. par des chiffres, nombres, formules….

Pas revenir a l'âge de pierre mais faire gaffe quand même!!!

Ou de dire que 800 accidents avec ou sans morts, c'est rien, négligeable a coté du million d'utilisateurs….. autres pourcentages d'effets indésirables de médocs…..

Quand tout devient "banal" tant que c'est aux autres que ça arrive!!

Auteur : Romalysss  
3/5

Date :    07-10-2017 22:48:16


Dans la masse, une personne n'est aussi qu'un numéro administrativement. Nous sommes donc autant manipulés que des chiffres.
Auteur : LeeCooper  
4/5

Date :    09-10-2017 09:57:58


Un algotithme n'est ni plus ni moins qu'un "employé zélé qui fait ce qu'on lui dit fe faire"

L'article semble sous-entendre en filigrane que l'être humain fait moins d'erreurs que les machines, il n'en est rien.

L'exenple de la voiture qui se conduit toute seule est sans doute le plus pertinent : la quasi totalité des accidents actuels sont provoqués par des erreurs humaines (une petite minorité est dû à un défaut technique de la voiture).

A mon avis, lorsque la quasi totalité fes voitures seront pilotées par ordinateur, il y aura drastiquement moins d'accidents, et la circulation sera plus fluide. Mais il y aura des accidents, même peu, on peut déjà le prédire puisque la perfection n'est pas de ce monde. Faut-il pour autant avoir peur et refuser un progrès sous prétexte qu'il n'est pas, et ne sera jamais parfait ?
Auteur : Tof 
5/5

Date :    09-10-2017 22:34:51


Sacré dilemme, la machine, l'humain?! Derrière la machine il y a un humain avant pendant ou après. (pour le moment encore) Quoique!?!

Peut-être plus facile de pardonner a l'humain parce qu'on dit que l'erreur est humaine alors qu'une machine on ne pardonnera jamais, puisque parfaite!! Enfin ça c'est l'homme qui le dit!! Mais comme a la base il ne sait pas utiliser ses propres neurones…..

Alors l'information relayé par des machines qui fait que répéter les mensonges de l'homme…. On est encore loin de la sortie!!!

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